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Projet exceptionnel - Centre Paris Lecture / CLSH 10 rue Henri Noguères (75019)

Lancement du projet

par Robert CARON | Catégorie : Guernica | consulté 235 fois | 0 commentaire(s)

N’empêche que c’était beaucoup plus facile pour Picasso : « Lui, il était tout seul ! ».

Du 7 octobre au 4 novembre 2009

Au CLSH rue Noguères (75019)
En résidence à l’atelier Picasso, 7 rue des Grands Augustins (75006)

Avec : Dounia, Yasmine, Sophie C, Janawel, Nicolas B, Maéna, Nicolas K, Garance, Maxime, Darelle, Wendy, Youcef, Thibault, Myali, Jennifer, Salomé, Randa, Nesrine, Lylia, Loulou, Imen, Mélodie, Lola, Sophie D, Myriam, Ryan, Asma et Anouck


Présentation

À l’occasion du 20e anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, 35 enfants parisiens du Centre de Loisirs de Noguères Paris 19e sont en résidence du 26 octobre au 4 novembre au Grenier des Grands Augustins, ancien atelier de Pablo Picasso 7 rue des Grands Augustins, Paris 6e.

C’est dans cet atelier qu’il réalisa sa célèbre toile « Guernica » en réaction au bombardement de la petite ville de Biscaye, Guernica, le 26 avril 1937 en pleine guerre d’Espagne, par l’aviation allemande.
C’est pour dire non à tous les Guernica, toutes ces tragédies humaines que le monde a connues depuis la seconde guerre mondiale, que les enfants réaliseront une fresque de 3,50mx7,80m au même format que « Guernica ». Ce message adressé à d’autres enfants du monde nous interroge sur la violence de notre société, sur les émotions qui nous traversent face aux tragédies de notre quotidien mondialisé.

Point de départ : Le tableau qui crie

Quand la vie est trop dure, les mots ne viennent pas.

Quand l’injustice est trop grande, les mots s’étranglent.

Quand le malheur arrive, les mots ne servent à rien.

Les enfants connaissent bien ces conditions. A leur échelle, à hauteur de leur âge. Même si le dur de leur vie, pour quelques uns, ne fait pas très sérieux… Même si les injustices qu’ils rencontrent sont souvent à leurs tailles… Même si leurs malheurs qui leur tombent dessus sont, heureusement, de courte durée… Il n’empêche que les enfants savent, connaissent et vivent cette impuissance à combattre par les mots.

Maintenant.

Imaginer 1600 morts, hommes, femmes, enfants, vieillards…

Imaginer une ville entière détruite… ne tenant debout que par des bouts…

Imaginer le silence, les cris, les odeurs…

Comment jeter sa révolte, son « Non » devant tout ça ? Après tout ça ? Impossible.

Picasso portait cette révolte. Picasso était proche des enfants et le disait : « J’ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant. » Et la force de la révolte, de sa révolte et de tous ceux qui n’ont pas pu, pas su la sortir, il l’a jetée dans un tableau immense, noir, dense… Guernica.

Picasso a crié Guernica plus qu’il ne l’a peint. Et nous voilà, plus de 70 ans plus tard, dans la même pièce, le même atelier où Picasso a réussi. Et nous, adultes, enfants devons réaliser le même effort pour faire, dessiner, peindre un immense tableau qui doit aussi dire notre « NON ».

Picasso a peint Guernica, les enfants accompagnent son cri en peignant d’autres Guernica. Nous ne serons pas trop nombreux de tous pour que ce cri finisse par se faire entendre.